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Chez Sachs-Allinquant, la GED en donne plusA l'origine, le projet visait seulement la création, la gestion et la diffusion de documents. Mais devant les fonctionnalités du logiciei retenu, le fabricant d'amortisseurs automobiles a décidé d'aller plus loin et de profiter de l'effort de standardisation et d'harmonisation de ses produits pour automatiser la réalisation des gammes de fabrication.Pour une entreprise de 350 personnes, les solutions de Gestion électronique de documents (GED) ou de données techniques (GDT) ne semblent pas facilement accessibles. L'envergure des solutions :proposées sur le marché, leur complexité, à l'image des grandes entreprises qui les ont mises en oeuvre jusqu'à présent, n'encouragent pas les PME à envisager de telles réponses à leurs problèmes d'organisation, de création, de modification et de diffusion de documents. C'est pourtant le choix qu'a effectué Sachs-Allinquant il y a un an et demi, en s'équipant de Linkage de la société Intelligent Document.
Sachs-Allinquant est aujourd'hui I'un des principaux fournisseurs français d'amortisseurs automobiles. L'entreprise s'est constituée après le rachat en 1989 d'Allinquant par Sachs qui appartient lui-même au groupe Mannessmann. Au total, ce sont donc trois sociétés qui conçoivent et fabriquent des amortisseurs à raison de 130000 par jour. Allinquant, situé à Mouy dans l'Oise, en produit 13 500 destinés pour une bonne part à la première monte. Elle emploie 350 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 300 millions de francs (1993). « C'est une volonté de standardisation de produits et d'harmonisation des technologies mises en œuvre par les trois sociétés conceptrices d'amortisseurs qui est à l'origine du projet de GED de l'usine de Mouy», explique Yves-Michel Guiriec, responsable du projet. Un projet à l'initiative de l'entreprise Sachs-AIIinquant, et plus particulièrement de l'activité methodes. En 1989, l'entreprise entreprend une restructuration de ses services calquée sur le processus de fabrication de ses produits. Quatre "unités autonomes de management" se partagent les operations d'usinage, de soudage, de montage et de commercialisation. Autour, les services techniques incluent deux bureaux d'études de quatre et trois personnes, l'un chargé du développement de nouveaux produits, à raison d'un tous les deux ans, l'autre chargé de la declinaison en famille de produits, à raison d'une quarantaine par an. Avec 35 pièces par amortisseur pour les plus complexes et pour un catalogue en croissance constante de 450 amortisseurs, l'équipe de dix préparateurs des méthodes ne suffisait plus pour répondre aux modifications imposées par la standardisation et par la croissance du catalogue. En effet, pour l'année 1992, plus de 1 500 avis de modifications ont éte demandés. Un seul avis peut porter sur une dizaine de documents de préparation de fabrication. Une solution de GED s'imposait pour alléger le travail des préparateurs et garantir la validité des documents, affirme Yves-Michel Guiriec. BUREAUX D'ETUDES - N°89 |